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Mar 8

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Mar 8

Réponse au Ministre Béninois des TIC sur la Crise Internet

Par Senam Beheton via son blog

Nous avons des informations qui proviennent directement d’une autorité impliquée dans cette situation désastreuse. Une interview du Ministre Beninois des TIC Max Awêkè par AFRIK.COM. Enfin, diront certains ! En tout cas je suis bien heureux qu’il ait donné ces informations sur la crise.

Venons-en aux informations et analyses données par le Ministre.

Max Awêkè : Le Bénin a effectivement, depuis plus d’un mois, des problèmes avec Internet à cause d’un incident banal. C’est l’incendie de notre station à la plage. Tout le matériel technique a été ravagé par le feu. Avec cet événement malheureux, il est impossible d’avoir accès à Internet dans tout le Bénin ainsi que dans les pays de l’hinterland.

Quel est donc cet « incident banal » dont parle M. le Ministre ? Un incendie provenant d’un court-circuit sur un climatiseur dans la salle d’équipements. Ce qu’il y a de malheureux dans cet « incident banal », c’est le manque total de protection de base pour une installation aussi stratégique et aussi coûteuse. Quelles sont les normes suivies pour la construction de ce local ? Où sont les détecteurs de fumée ?  Le système d’extinction automatique d’incendie (sprinkler), les gardes devant assurer la sécurité d’un centre névralgique aussi important ? Que fait un simple climatiseur si près des installations ? La climatisation centrale n’est-elle pas mieux indiquée ?

Voilà bien de questions qui expliquent les racines profondes de cet « incident banal ». En fait ce qui est banal, c’est la légèreté et le manque de responsabilité avec lesquels ces installations sont gérées.  Ce qui est banal, c’est le fait que personne n’ait eu à répondre de ces fautes grossières et graves. Ce qui est banal, c’est qu’on ne comprenne pas à un si haut niveau de responsabilité que la solution au problème commence par la compréhension du problème.  Ce qui s’est passé n’est point banal, c’était banalement prévisible.  

Aussitôt, la Direction générale de Bénin Télécoms, avec mon consentement, a fait venir Alcatel, la société qui a installé la station béninoise à la plage. Quand les employés d’Alcatel sont venus faire l’état des lieux, ils ont estimé qu’il vaudrait mieux que le consortium auquel nous appartenons intervienne directement pour trouver une solution adéquate aux vues des immenses dégâts. Et présentement, le consortium a déjà contacté France Télécom qui viendra remplacer tout ce qui a été brûlé. France Télécom doit donc tout renouveler afin que l’on ait une connexion viable, à long terme. 

Même quand toutes les mesures de sécurité sont prises, il y a des sinistres qui peuvent se produire. On le concède. Pour cela, toute organisation, même la plus petite entreprise ayant un réseau informatique met en place un « Disaster Recovery Plan » un Plan de Reprise après Sinistre. Quel est le plan de Benin Télécoms SA ? Surtout dans un contexte où il y a déjà eu en moins de 24 mois deux sections du câble sous-marin connectant le Benin au reste du monde. Quelle irresponsabilité !  

L’indentification et l’analyse des risques et menaces de catastrophes devaient éviter ce problème. Mais une fois l’incident produit, il devait déjà avoir en place un comité de reprise après sinistre pour  mettre en exécution le plan B, C et/ou D dans cet ordre. Les procédures de notifications à toutes les parties prenantes y compris les clients doivent entrer en marche sous les 6 heures qui suivent.  L’évaluation des dégâts, la séquence des activités de rétablissement, la phase de reconstruction etc…, tout cela est préparé en avance et révisé périodiquement.  

Ce à quoi nous avons assisté et assistons toujours, c’est l’amateurisme, la réaction tardive aux problèmes et le blackout total d’informations pour le public.

La préoccupation principale doit être  de minimiser au maximum les périodes de coupures totales d’internet.

Cette panne est intervenue à trois jours de la tenue à Cotonou de la rencontre informelle des chefs d’État ou de gouvernement de l’Union africaine. Il fallait trouver une solution. Et la première qu’on a trouvée a été de louer des VSAT et de mettre aussi en complément le faisceau hertzien d’Abomey-Calavi (ville située dans la banlieue de Cotonou NDLR) pour que les médias nationaux et internationaux puissent faire leur travail pendant le sommet de l’Union africaine. Ça a marché et tout s’est bien passé. 

Quand il s’agit de satisfaire les chefs d’Etats, une solution a été vite trouvée. C’était d’une importance capitale. Mais lorsque l’économie du pays est ralentie, on peut aller doucement. On comprend mieux maintenant. Pourtant les ressources citées par le Ministre, louer des VSAT et de mettre aussi en complément le faisceau hertzien d’Abomey-Calavi sont des solutions que nous avons toujours demandées  pour les clients…même s’il faut offrir un service minimum à bas débit.  N’est-ce pas un bon plan B ou C prêt à entrer en exécution ?

Évidemment, le manque d’Internet embête tout le monde. Les opérateurs économiques, les douaniers, les journalistes… tous sont dans l’impossibilité de faire leurs activités quotidiennes. On a bien pris conscience des pertes financières. Mais ce qui nous a semblé le plus important est l’atteinte à notre crédibilité : le Bénin étant fournisseur d’Internet aux pays de l’hinterland. Les citoyens de tous ces pays ne sont pas contents.

M. le Ministre, le manque d’internet ne m’embête pas. Il tue complétement toutes mes activités. Sans internet, je ne peux plus rien faire, Zilch Zéro, Nada ! Depuis que je suis au Benin, les coupures d’internet m’ont fait rater le délai de soumission (en ligne) d’un projet que mon organisation était sure de remporter ($250,000 US), annuler plusieurs formations nécessitant la connexion internet pour un manque à gagner de 15.000.000 FCFA, et plus récemment un billet d’avion Cotonou-Washington DC pour pouvoir travailler sur un projet important.

Mais à lire la réponse du Ministre, on voit qu’il est plus intéressé par ses clients de l’hinterland que par ceux du Benin. « Ce qui nous a semblé le plus important est l’atteinte à notre crédibilité : le Bénin étant fournisseur d’Internet aux pays de l’hinterland ». Vraiment ? Le plus important ce ne sont pas les clients du Benin qui n’ont pas du tout internet alors que les pays de l’hinterland ont des connexions secondaires ? Merci M. le Ministre mais nous avions déjà compris que nous, clients du Benin, nous venons après.

Toutes les autres initiatives dont parle le Ministre n’aboutiront à rien si les causes racines ne trouvent pas de solutions. La cause première de ce désastre, c’est le leadership. Sous d’autres cieux, en cas d’incompétence notée ou notoire, vous démissionnez ou on vous montre la porte. Pas au Benin. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge. 

Hackathons @ EtriLabs tous les derniers vendredis du mois.

Conformément à sa mission d’aider à l’éclosion de technologies de rupture au Benin et en Afrique, E-TRI Benin a le plaisir d’informer la communauté des développeurs et des codeurs locaux qu’il sera organisé tous les derniers vendredis du mois un Hackathon à EtriLabs sur un sujet particulier.

Qu’est-ce qu’un Hackathon ?

Le terme « hackathon » est un mot-valise constitué de « hack » et de « marathon ». C’est un événement où des développeurs/concepteurs/codeurs se réunissent sur une courte période (du vendredi au samedi dans notre cas) pour faire de la programmation informatique collaborative. Les développeurs les plus chevronnés ne cesseront de coder et de fabriquer tout au long de l’événement, sans même dormir et ne prenant que des mini pauses.

Un thème par mois

Un thème sera proposé aux participants qui devront développer une application web ou/et mobile pour résoudre un problème qui afflige la communauté  (le pays en général, certaines localités etc.) ou proposer des solutions à des organisations publiques ou privés incluant les ONG, les entreprises, les secteurs de l’éducation, de l’agriculture, de la santé et les ministères et autres. Les réalisations qui le méritent  seront soutenues et nous les aiderons dans le cadre de notre incubateur de start-ups à décoller et perfectionner leurs applications.

Durée du Hackathon

Le hackathon commencera le vendredi à 20 heures précises et se terminera le samedi à midi.  Il s’en suivra une présentation/démonstration de 5-7 minutes par réalisation. Le jury se retirera pour délibérer et reviendra donner les résultats au plus grand tard à 17 heures le samedi.

Prix 

Au moins un 1er prix sera décerné à la meilleure réalisation.  Dans les cas où d’autres réalisations s’illustreront par leur qualité, un 2e et un 3e prix seront décernés. Les prix varieront en fonction des lots mis à notre disposition par les sponsors. E-TRI offrira tous les mois des prix composés de services et de d’équipements pour encourager le travail de nos développeurs. 

Jury

Le jury sera composé d’imminentes personnalités dans les domaines couverts par les compétitions mensuelles. Ainsi, nous pourrons avoir des informaticiens mais également  des professionnels non informaticiens venant des secteurs d’activités sur lesquels portent les réalisations du hackathon.

Participation

La participation est ouverte à tous sans exceptions. Les frais de participations sont de 3000 F CFA par équipe (4 maximum) ou par individu participant pour les membres d’Etrilabs. Pour les non-membres, la participation  est de 5000 F CFA par équipe ou par individu participant. Il est à souligner que les frais d’adhésion annuelle sont de 1000 F pour les élèves, 1500 F, pour les étudiants et de 3000 F pour les professionnels. 

Pour plus de renseignements, contactez-nous au 21316443, 95025712 et 66847396. Sur le net www.etrilabs.com 

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Formation prise en main de l’ordinateur